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Ski hors-piste, à consommer avec précaution

En période hivernale, le ski est souvent roi. Aux pistes dites traditionnelles, certains skieurs préfèrent s’extirper et profiter des joies du hors-piste. Une pratique souvent décriée de par sa dangerosité. Qu’en est-il réellement ? Analyse.

skier skiing downhill on fresh powder snow  with sun and mountains in background

La liberté. C’est ainsi qu’est perçu le hors-piste par les skieurs. Sensation de communier avec la véritable montagne, d’indépendance, parfois de plénitude, la pratique se répand mais s’avère être dangereuse. Celle-ci a quelquefois des conséquences irrémédiables. Cependant, elle reste autorisée d’un point de vue légal. Pour préparer au mieux une sortie en hors-piste, il est préférable de prendre conscience de la dangerosité de la pratique.

Un vrai danger (?)

Le hors-piste est la pratique d’un sport de glisse en dehors des pistes et des itinéraires balisés, aménagés et qui ne sont donc pas surveillés. Les pentes de neige vierge, poudreuse, non damées poussent les skieurs à sortir des sentiers battus. Alors, il n’est pas rare de se retrouver face à des avalanches, des crevasses, des arbres ou à l’isolement. C’est pourquoi il est fortement déconseillé à un skieur peu expérimenté de s’y aventurer. Indéniablement, la pratique a un côté dangereux. Des chiffres viennent appuyer ce constat : en 2010, un décès accidentel sur 20 était lié à la pratique du hors-piste. Depuis le début de l’année 2013, on en recense plus d’une dizaine. Pour éviter de telles déconvenues, il est nécessaire de prendre certaines dispositions.

Mieux vaut prévenir que guérir

Interdire le hors-piste est impossible. Les professionnels de la montagne en sont unanimement convaincus. L’accent est alors mis sur la prévention. C’est pourquoi il est indispensable de se renseigner sur le risque d’avalanche avant d’enfiler ses skis. Celui-ci est échelonné de 1 à 5. Le risque zéro n’existant pas. Il permet de se renseigner, entre autres, sur la stabilité du manteau neigeux. Le port d’un ARVA (Appareil de recherche de victime en avalanche) est également préconisé. Aussi appelé DVA (détecteur de victimes d’avalanche), il se présente sous la forme d’un émetteur-récepteur qui permet à une personne prise dans une avalanche d’être géolocalisée par les secours. Autre recommandation, souvent salvatrice : ne jamais partir seul. Nul n’étant à l’abri d’une mauvaise chute. Enfin, il est conseillé de mettre son ego de côté. En effet, si vous jugez votre condition physique insuffisante, l’idée du hors-piste est à écarter.

Bien évidemment, il ne faut pas diaboliser le hors-piste. Skier en milieu naturel offre une sensation de liberté inégalée. Les risques sont plus élevés qu’au ski « encadré » mais prendre de bonnes dispositions permet de les réduire. Pour les skieurs non-aguerris, les pistes traditionnelles seront tout autant satisfaisantes.

Hassen Gallah

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