Découverte

Rétro-running, allez y à reculons !

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Pourquoi courir vers l’avant quand on peut courir vers l’arrière ? C’est un concept qu’ont adopté des runners du monde entier. Si cela peut paraître dangereux au premier abord, le rétro-running a plusieurs avantages. Découvrez-les tout en regardant devant vous… ou derrière.

Couple jogging

Il faut être fou pour courir un marathon à reculons. Pourtant, l’Américain Timothy “Bud” Badyna a réussi cet exploit en moins de quatre heures en 2006, faisant de lui le recordman du monde de la discipline. Badyna fait partie de ces milliers de « rétro-coureurs », comme sont appelés les adeptes du jogging à reculons, qui sillonnent les routes et les campagnes des États-Unis, du Canada et même d’Europe. D’autres plus zélés, se sont même risqués au « rétro-sprint ». Maux de tête garantis ?

Une manière de courir qui a ses avantages

Si sa pratique peut sembler à première vue étrange, le rétro-running compte plusieurs avantages. Premièrement, lorsqu’on court à reculons, on brûle entre 15 et 20 % de calories en plus que lors d’un jogging classique car cette manière de courir sollicite davantage les muscles. Le rétro-running améliore sensiblement l’équilibre car il fait travailler les muscles de l’arrière du corps, qui agissent comme un contrepoids aux muscles de l’avant du corps. Courir à reculons améliore également la vision périphérique car cela va de soi, lorsqu’on court en arrière, il faut savoir se repérer dans l’espace. On entraîne donc sa vision latérale. Autre avantage, il développe l’acuité auditive. À l’image d’une personne non voyante, le rétro-runner devra porter une attention particulière aux bruits environnants pouvant signaler un obstacle ou un danger sur le parcours. Dernier point, le rétro-running aide à se remettre d’une blessure causée par la course traditionnelle ou un autre sport car en inversant le travail des muscles, on sollicite moins ceux en convalescence. D’ailleurs, certains thérapeutes américains préconisent le rétro-running pour faciliter la réadaptation à la pratique sportive.

Prenez vos précautions

Si ses bienfaits sont nombreux, le rétro-jogging ne doit pas forcément être privilégié à la course normale. Tout d’abord parce qu’il demande une certaine habitude. Les risques de collision ou de chute sont évidemment conséquents sachant qu’une chute en arrière est plus dangereuse qu’une en avant, où on peut l’anticiper et l’amortir. C’est principalement pour cette raison, que vous devriez adopter ce style de course sur des pistes ou des terrains déserts. Faire du rétro-running peut également vous donner des douleurs au cou à force de tourner la tête pour savoir où vous vous dirigez. Si ces risques ne vous freinent pas, tentez l’expérience en complément de votre jogging traditionnel et constatez s’il vous donne des résultats positifs. À vos chaussures, donc, et en arrière toute !

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