Santé

Les risques du running

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Glissez la souris sur la photo pour découvrir les risques encourus...

Hannes Kolehmainen finit premier du marathon des Jeux Olympiques d'Anvers en 1920. L'ÉQUIPE

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Le risque zéro n'existe pas, par David Leurion, pédicure-podologue du sport


LES ERREURS
Les deux principales erreurs qui entraînent blessures et complications dans la course à pied sont le surentraînement et le mauvais choix de matériel.
 
LE SURENTRAÎNEMENT
« Les pathologies arrivent 3 à 4 semaines minimum après les premières erreurs pour des coureurs amateurs. L’erreur la plus fréquente est d’enchaîner trop rapidement les sorties longues, sans laisser le corps se reposer. En moyenne, il faut 3 bonnes semaines à un muscle pour s’adapter à une contrainte et 3 mois pour une articulation ou un os. Si on va trop vite, c’est la blessure assurée. Un autre phénomène assez important : après un marathon il y a libération d’endorphines, on a tendance à avoir envie de recourir rapidement, sans se soucier de la douleur. L’addiction entraîne souvent des blessures. »
 
LES ERREURS DE MATÉRIEL
« Je change 80% du temps la chaussure des patients. Toutes les foulées sont particulières,  exemple : on peut avoir une foulée pronatrice avec une attaque tout à fait normale qui ne nécessitera pas de correction. Le choix de la chaussure est très important et suscite pas mal d’inquiétude chez les clients, il y a plus de quinze mille modèles. Si vous prenez trop grand, votre chaussure va partir en arrière, résultat : ampoules. Si vous prenez trop petit vous allez butter sur l’avant avec vos ongles et tapoter sur chaque foulée. »
 
LES TENDINITES
« Les tendinites ont plusieurs explications. Elles peuvent être dues au surentraînement ou à un mauvais choix de chaussure, à une surcharge pondérale et parfois même à des problèmes dentaires ou infectieux. En utilisant le muscle trop régulièrement par rapport à nos capacités, on ne lui laisse pas le temps de récupérer. Les tendinites du tendon d’Achille et les tendinites du psoas (bassin) sont celles qui touchent le plus les pratiquants de la course à pied. Les douleurs de type tendinopathie concernent plus les pronateurs (40% à 45% des coureurs), tout comme les syndromes rotuliens. Le supinateur (5% des coureurs) a peu de soucis, il n’a pas plus de soucis que le coureur universel. Au cabinet, nous ne voyons quasiment que des pronateurs. »
 
LES PROBLÈMES D'ARTICULATIONS / ARTHROSE
« Liés à la mauvaise position d’un membre comme la rotule qui chasse vers l'extérieur et à la répétition des flexions/extensions. Au bout de 25 minutes de course, la foulée s’écrase un peu et accentue les phénomènes de torsions et de rotations du corps. Les articulations sont donc plus sollicitées. »
 
LES AMPOULES ET FROTTEMENTS
« Souvent un problème de chaussures et de peaux plus fragiles, plus fines que d’autres. Plus on va transpirer et frotter sur la chaussure, moins la peau sera efficace. La répétition des appuis amène donc des brûlures et des ampoules. C’est un problème bénin mais douloureux. Une fissure entre les orteils et on ne pense plus qu’à ça quand on court. 80% des abandons en marathon. Les ongles mal coupés deviennent aussi rapidement douloureux. Un marathon c’est plus de 25 000 foulées, au bout d’un moment l’ongle ne supporte plus le mauvais mouvement. »
 
LES ENTORSES
« Les entorses ne sont pas une pathologie spécialement liée à la course à pied, elles sont plus courantes dans les sports où les changements de directions sont  fréquents. Au niveau du running, il y a plus d’entorses en trail où les terrains sont parfois glissants et irréguliers. L’entorse c’est plus la faute à pas de chance ou la faute à une fragilité antérieure. »
 
LA PÉRIOSTITE
« La périostite est une traction excessive du muscle. À la répétition des appuis, le muscle va se contracter et le périoste va s’enflammer. Le premier stade c’est la contracture, le deuxième stade la périostite, et troisième stade la fracture de fatigue. Il faut arrêter de s’entraîner dès le premier stade. Une périostite peut être due à une chaussure trop usée. Pour éviter ce problème, alternez vos chaussures une sortie sur l’autre. La périostite peut être très longue, elle nécessite un changement de chaussure et de surface. »

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